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« La journée de Malika dans notre métropole, elle, est concrète »

Lors du Conseil de métropole de Montpellier du 28 avril 2026, Grégoire Delforge, vice-président écologiste de la Métropole, est intervenu sur le budget 2026, en mettant en perspective la fiscalité intercommunale à travers les services publics du quotidien.

Verbatim de l’intervention :

« Monsieur le Président, chers collègues,

Comme ce fut probablement votre cas la semaine passée, j’ai été interpellé par des citoyennes et des citoyens sur les enjeux liés à la fiscalité foncière intercommunale. J’ai pu constater, entre autres, une très grande difficulté à bien appréhender les services publics rendus par la Métropole.

Je vais vous raconter l’histoire d’une journée ordinaire dans notre métropole en 2032.

Imaginons Malika, qui habite à Vendargues. Elle se lève tôt, prend sa douche. L’eau qui arrive chez elle, les réseaux qui l’acheminent, puis ceux qui traitent les eaux usées : c’est déjà un service public métropolitain. D’ailleurs, Malika consomme l’eau avec modération pour bénéficier du prix réduit sur les 15 premiers mètres cubes.

C’est l’hiver, il fait frais dans son logement, qui lui appartient. Malika a été accompagnée par l’Agence locale de l’énergie et du climat et a bénéficié d’une subvention de la Métropole pour son isolation. Elle maîtrise maintenant bien mieux ses factures.

Avant de lever ses deux garçons, elle descend ses poubelles : bac gris, bac jaunes, verre, bioseau et borne biodéchets à 150 mètres. C’est un service public de la Métropole. Sa taxe sur les ordures ménagères a récemment baissé, ce qui a été bienvenu.

Malika élève seule ses enfants. Le mercredi matin, ils ont un cours de natation à la piscine Christine Caron à Castelnau-le-Lez. Ensuite, l’un suit une activité artistique régulière au musée Fabre. L’autre participe à un projet de coopération culturelle avec Chengdu sur la biodiversité, à la nouvelle Académie du climat.

Tout cela pourrait être compliqué à organiser, mais ils prennent le bus ou le tram pour Castelnau, ou, selon les jours, la nouvelle piste cyclable qui va de Castelnau à Castries. Malika laisse ensuite ses enfants se débrouiller seuls, car c’est sécurisé. Avec le bouton SOS et la police métropolitaine des transports, elle est en confiance.

Avec les travaux réguliers de réfection de la voirie et des trottoirs, l’espace urbain est plus marchable, et beaucoup plus ombragé en journée, ce qui compte pendant l’été.

Malika doit ensuite se rendre à son travail. Elle a trouvé un emploi dans la filière des énergies renouvelables à Cambacérès. Le secteur est en plein développement, avec un écosystème mêlant grandes entreprises et start-up. Malika travaille dans une SCOP.

La centrale de géothermie sur nappe à Cambacérès stabilise les coûts d’énergie pour 450 000 mètres carrés de bâtiments tertiaires. C’est un atout pour attirer les entreprises, auquel s’ajoute l’engagement de la Métropole.

Mesdames et messieurs, je pourrais aussi vous dire que Zohran Mamdani a gagné les élections présidentielles aux États-Unis en 2028, mais cela reste incertain. La journée de Malika, elle, est concrète.

Tous ces services publics existent ou vont exister en 2032. Je n’ai pu en citer qu’une fraction.

Je voudrais m’adresser à Madame X, habitante de Castelnau, qui était surprise qu’un vice-président de Métropole lui réponde sur Facebook et engage le dialogue à propos des impôts. Madame, je vous remercie pour nos échanges courtois. Comme je vous l’ai dit clairement, je voterai pour une véritable fiscalité intercommunale.

Je mesure que cette décision n’est pas anodine, car tous les propriétaires ne sont pas forcément aisés. Je veux vous assurer que chaque euro dépensé par notre Métropole sera utile.

Chers collègues, le consentement à l’impôt ne se décrète pas, il se construit. Il se construit par la transparence, par la justice, par l’exemplarité de la dépense publique. Il se construit surtout en rappelant ce que l’impôt rend possible.

Personne ne paie l’impôt avec plaisir. Néanmoins, chacune et chacun peuvent y consentir s’il est compris que l’impôt ne finance pas une institution abstraite, mais une part de sa vie quotidienne, une part de solidarité et une part d’avenir.

Je vous remercie. »

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