Conseil de métropole de Montpellier du 23 juin 2026 : Intervention de Marie Massart, pour les élu-es écologistes, sur le Plan vélo et les mobilités actives
Monsieur le Président, chers collègues,
J’interviens ici au nom des élu-es écologistes, puisque cette délibération portant sur le Plan vélo dépasse largement la seule question du vélo et de la marche.
Ce que nous engageons aujourd’hui, c’est une réflexion sur la manière dont nous voulons vivre, nous déplacer et aménager notre métropole dans les années et les décennies à venir.
Nous devons penser les mobilités actives bien au-delà des déplacements. Il s’agit de construire des espaces publics accessibles, notamment aux personnes à mobilité réduite, agréables et sûrs, d’autant plus dans un contexte de vieillissement de la population.
Le précédent mandat a permis des avancées considérables. Je pense notamment à la gratuité des transports, à la cinquième ligne de tramway, aux Vélolignes, à l’aménagement d’un réseau de vélos recyclés et, plus largement, au développement des mobilités actives.
Je salue au passage le travail de Julie Frêche sur ces sujets.
Pour les écologistes, ce plan doit être l’occasion de réfléchir à la façon dont nous voulons vivre nos quartiers, nos villages et nos lieux de vie autrement que par la voiture individuelle.
Il s’agit de créer de véritables continuités piétonnes et cyclables afin de permettre aux habitantes et habitants de la métropole d’accéder facilement aux services publics, aux commerces de proximité, aux écoles, aux espaces naturels et aux transports en commun gratuits.
Tout le monde ne fait pas de vélo, mais tout le monde se déplace à pied ou en fauteuil roulant.
Cette démarche est bénéfique à la fois pour le pouvoir d’achat des ménages, pour notre souveraineté en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles, mais également pour la santé publique.
Favoriser la marche et le vélo, c’est encourager l’activité physique et améliorer la qualité de l’air.
Rappelons d’ailleurs que la pollution atmosphérique est responsable d’environ 40 000 décès prématurés chaque année en France.
Nous vivons actuellement, cela a été dit, un épisode de canicule qui nous rappelle une réalité : ces phénomènes seront de plus en plus fréquents, plus longs et plus intenses.
Les scientifiques et le GIEC nous alertent depuis des années. Ce que nous vivons aujourd’hui confirme malheureusement leurs constats.
Nous devons bien sûr y répondre en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi en adaptant notre métropole.
Une continuité piétonne ou cyclable ne se résume pas à un trottoir ou à une piste cyclable. Elle doit rester agréable et praticable, y compris en période de fortes chaleurs.
Cela suppose davantage d’ombre, davantage d’espaces de fraîcheur grâce à la végétalisation et à la désimperméabilisation des espaces publics, des lieux de pause avec des bancs, un accès facilité à l’eau potable et des aménagements permettant à toutes et tous de continuer à se déplacer malgré les épisodes climatiques extrêmes.
Je souhaite également saluer le travail mené par Stéphane Jouin à la Ville de Montpellier, notamment à travers la création de rues-jardins en lien avec les habitantes et habitants des quartiers, même si ce n’est qu’un exemple parmi d’autres réalisations.
Enfin, je souhaite saluer le travail des associations d’usagères et d’usagers, comme Vélocité ou Montpellier à pied, qui travaillent depuis de nombreuses années sur ces enjeux et dont l’expertise devra pleinement nourrir cette démarche.
Les élu-es écologistes soutiennent avec enthousiasme cette démarche qui contribue à construire une métropole plus accessible, plus résiliente et plus agréable à vivre, tout en répondant aux enjeux écologiques, de souveraineté et de santé publique.
Je vous remercie.
