Conseil municipal de Montpellier : Intervention de Marie Massart, pour les élu-es écologistes, sur la Caisse alimentaire commune.
Madame la Maire, chers collègues,
La Caisse alimentaire commune est aujourd’hui dans sa deuxième phase d’expérimentation de démocratie alimentaire, après une première phase concluante dont les résultats ont été confirmés par les travaux de recherche qui accompagnent et évaluent ce projet.
Je rappelle que son objectif est triple : rendre accessible au plus grand nombre une alimentation de qualité et choisie, assurer une juste rémunération aux producteurs et productrices du territoire, et permettre aux citoyen·nes de se réapproprier leur alimentation en participant concrètement à la construction de cette démarche collective.
Chaque participant·e cotise selon ses moyens et bénéficie de 100 monas par mois à dépenser auprès des producteurs et productrices ainsi que dans les commerces conventionnés.
Cette année, l’objectif est de passer de 600 à 1 000 cotisant·es.
La montée en puissance de ce dispositif va se poursuivre tout au long du projet TerrAsol jusqu’en 2029, avec une réflexion sur sa généralisation et son essaimage afin de faire progresser l’idée d’une véritable sécurité sociale de l’alimentation.
Depuis cette année, une nouveauté est également à souligner : le siège de la Caisse alimentaire commune est installé à la Superluette, la maison d’habitation solidaire de Saint-Martin, un lieu partagé et animé par quatre associations.
Je tenais à souligner que c’est une grande fierté pour Montpellier de disposer aujourd’hui de plusieurs réponses concrètes face à la précarité alimentaire : la Caisse alimentaire commune, bien sûr, mais aussi le réseau des Maisons de l’alimentation solidaire, la tarification sociale des cantines et des initiatives existantes ou en projet, comme les supermarchés coopératifs ou les groupements d’achats de produits locaux et de qualité.
Le travail que nous menons collectivement avec la Ville, la Métropole, les équipes de recherche, les associations et les entreprises partenaires répond à une attente forte des personnes confrontées à la précarité alimentaire.
Mais malheureusement, ces dispositifs restent encore insuffisants au regard de l’ampleur des besoins, et nous devons continuer à les développer.
Que l’on parle des cantines ou de l’accès aux produits alimentaires, ce dont les personnes ont besoin, c’est de dignité.
La dignité de pouvoir choisir son alimentation. La dignité de pouvoir accéder à des produits bons pour la santé, bons pour le moral. La dignité de pouvoir recevoir ses proches chez soi autour d’un repas.
Mais aussi la dignité de ne pas dépendre uniquement des surplus alimentaires des supermarchés, alors même que ces derniers bénéficient du système d’aide alimentaire.
J’en profite pour saluer l’ensemble des associations et des bénévoles qui œuvrent au quotidien avec les moyens dont ils disposent.
Enfin, ce dont les agriculteurs et les agricultrices ont besoin, c’est de pouvoir vivre dignement de leur activité.
Je vous remercie.
