Conseil municipal de Montpellier : Intervention de Mustapha Laoukiri, pour la majorité municipale, sur le rapport annuel 2025 de la politique de la ville.
Monsieur le Maire,
À travers la politique de la ville, Montpellier Méditerranée Métropole et la Ville de Montpellier poursuivent un objectif fort de justice territoriale et de cohésion sociale.
Le contrat de ville « Engagements Quartiers 2030 », signé en septembre 2024 avec l’État et l’ensemble des partenaires institutionnels, constitue un outil majeur de réduction des inégalités entre les quartiers prioritaires et le reste du territoire communal.
Les dix quartiers prioritaires de la ville de Montpellier, qui se situent essentiellement dans la ville-centre, regroupent aujourd’hui plus de 55 000 habitants, soit près de 20 % de la population municipale. Le quartier de Mosson, à lui seul, concentre une part importante de cette population.
Face aux difficultés économiques, sociales et éducatives qui s’y concentrent, l’action publique vise à garantir une égalité réelle d’accès aux services publics, aux droits, à l’emploi, à la réussite éducative et à la sécurité.
Cette politique traduit la volonté de la collectivité de ne laisser aucun territoire ni aucun habitant à l’écart du développement de la ville et, plus largement, de la métropole.
Le rapport annuel 2025, qui compte 144 pages, présente le bilan des actions menées dans les domaines de l’éducation, de la jeunesse, de l’accès aux droits, du lien social, de la tranquillité publique, de l’emploi et de l’entrepreneuriat.
Au-delà du soutien apporté directement aux habitant·es, ces interventions participent à un rééquilibrage progressif des territoires en donnant davantage de moyens là où les besoins sont les plus importants.
Cette stratégie produit également des effets positifs, parfois difficiles à chiffrer, à l’échelle de l’ensemble de la ville et de la métropole, en favorisant l’insertion professionnelle, la réussite éducative, l’accompagnement des familles et le développement économique de proximité.
Elle contribue à renforcer la cohésion sociale, à soutenir l’attractivité des quartiers, à améliorer le cadre de vie et à réduire, à terme, les coûts sociaux liés aux situations d’exclusion.
Investir dans les quartiers prioritaires n’est donc pas seulement une politique de solidarité : c’est aussi un levier de développement équilibré pour l’ensemble du territoire.
Quelques chiffres illustrent cette ambition :
- 600 millions d’euros d’investissements sont prévus dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) ;
- 300 projets sont financés ;
- 153 associations sont soutenues ;
- plus de 70 partenaires sont mobilisés.
La généralisation des conventions pluriannuelles d’objectifs permet également de sécuriser financièrement les opérateurs.
Je rappelle aussi que, contrairement à d’autres collectivités, nous avons maintenu le niveau des subventions accordées aux associations.
Cette délibération permet au Conseil municipal de prendre acte du rapport annuel 2025 de la politique de la ville, qui rend compte des actions engagées, des résultats obtenus et des perspectives à poursuivre pour construire une ville plus inclusive, plus équilibrée et plus solidaire.
Je remercie vivement les services pour le travail accompli, ainsi que ma collègue Clara Gimenez, qui porte ce dossier à l’échelle métropolitaine.
